Banque Cantonale de Fribourg - Succursale de Düdingen

Bureaux 4.0Accueil et vente
ClientBanque Cantonale de Fribourg
Date de livraison2026
RégionFribourg
Surface750m2

Le projet en détail

Avec ses petites et grandes ouvertures alvéolées, et un couvert en porte-à-faux ô combien protecteur, la succursale de Guin / Düdingen est d’abord un bel héritage architectural des années 1980.
Notre première intervention a consisté à déplacer la porte d’entrée « d’une fenêtre » si l’on peut dire. Un décalage qui permet de repenser une circulation qui doit faire face à de nouveaux usages. C’est une entrée commune permettant d’accéder à l’espace des distributeurs ouverts 24/7, une forme de sas tout en transparence ouvrant également sur l’intérieur du bâtiment.

Si la configuration originale proposait la banque cantonale au rez et un cabinet médical au 1er, la partie la plus importante de notre intervention a consisté à relier les deux plateaux, de surfaces équivalentes, entre eux. Créer une forme de continuité par l’ajout d’un escalier intérieur permettant de distinguer les prestations à offrir – le public en bas, le privé en haut pour faire simple –, tout en se servant de cette béance pour laisser la lumière circuler d’un étage à l’autre. D’une certaine manière, il s’agissait principalement de « scénariser » cet escalier. C’est un nouveau socle constitué d’une poignée de marches blanches symboliquement ancrées à l’étage du rez-de-chaussée, puis prolongées par un escalier métallique comme suspendu. Protégé par des garde-fous / garde-corps permettant d’accéder à la zone supérieure.

La transparence a été le maître-mot de cette transformation. Afin d’en souligner l’ancrage régional, la Sarine – une rivière qui traverse longitudinalement le canton de Fribourg – et toute la symbolique liée à l’eau nous a servi de fil conducteur. Des parois de verre miroir, flûte ou peau d’orange nous ont servi à jouer de ces nuances de transparence afin de varier les degrés d’intimité. Ces différentes typologies utilisées ici pour des salles de réunion, là pour un espace informel, offrent des porosités et des intensités différentes, à la manière d’une eau qui suit son cours.
Dans le couloir du rez, voisinant avec une intervention décorative d’un miroir symbolisant cette Sarine omniprésente, on peut découvrir une image géante de Michel Roggo, photographe fribourgeois adepte de photos subaquatiques en eau douce. Lui qui travaille entre le dessus et le dessous propose ainsi une autre idée de la frontière qu’on a imaginée à divers niveaux sur ce projet.

Dans l’espace public, les desks d’accueil et le canapé d’attente ont été réalisés sur mesure. Du mobilier organique, visuellement rocailleux et caillouteux, parfois protégés par des parois vert d’eau, mais dont les aspérités ont été gommées afin d’en offrir une expérience principalement bienveillante et à l’écoute. En complément, le travail sur les voilages et les peintures suit la même intention originelle d’un environnement immersif, mais jamais exclusif.